Arrêt maladie : comment fonctionnent les indemnités journalières
Qui a droit aux indemnités journalières ?
Dès qu’un salarié est en arrêt de travail prescrit par un médecin, il peut percevoir des indemnités journalières (IJ) versées par l’Assurance Maladie, à condition de justifier d’une durée minimale d’activité ou de cotisations. Pour un arrêt de moins de 6 mois, il faut en principe avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédents, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 derniers mois. Les règles diffèrent légèrement au-delà de 6 mois d’arrêt, et il est toujours préférable de vérifier sa situation précise sur ameli.fr.
Comment se calcule le montant ?
Le montant journalier correspond à 50 % du salaire journalier de base, lui-même obtenu en prenant la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois (ou 12 mois pour une activité saisonnière ou discontinue), divisée par 91,25. Ce salaire de référence est plafonné, ce qui fixe un montant maximum d’indemnité journalière régulièrement réévalué par la Sécurité sociale (le barème évolue en cours d’année, un nouveau plafond étant notamment attendu début 2026 : le montant exact applicable au moment de l’arrêt est donc à vérifier sur ameli.fr ou service-public.fr).
Le fameux délai de carence
Pour un arrêt maladie « classique », il existe un délai de carence de 3 jours avant que la Sécurité sociale ne commence à verser les indemnités : les 3 premiers jours de l’arrêt ne sont donc pas indemnisés par l’Assurance Maladie. Ce délai ne s’applique pas dans certains cas particuliers, comme une rechute rapprochée liée à une affection de longue durée (ALD). De son côté, l’employeur peut avoir sa propre carence conventionnelle pour le complément de salaire, qui dépend de la convention collective applicable.
Et le rôle de l’employeur dans tout ça ?
En parallèle des IJ de la Sécurité sociale, l’employeur doit en principe verser un complément de salaire sous conditions d’ancienneté, prévu par le Code du travail ou la convention collective. Beaucoup d’entreprises pratiquent la subrogation : l’employeur continue de verser le salaire habituel au salarié et perçoit directement les indemnités journalières de la Sécurité sociale à sa place. C’est pour ça qu’un salarié en arrêt ne voit souvent « rien changer » sur son bulletin de paie pendant les premières semaines — c’est l’entreprise qui fait l’avance.
Combien de temps ça dure ?
Pour une maladie dite « ordinaire », les indemnités journalières peuvent être versées pendant 360 jours maximum sur une période de 3 ans. En cas d’affection de longue durée, la durée d’indemnisation peut s’étendre jusqu’à 3 ans. Passé ce délai, c’est l’invalidité qui peut prendre le relais, sous réserve d’une évaluation médicale.
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Pourquoi c’est important de bien comprendre ça
Pour un candidat en recherche active, un arrêt maladie récent ou en cours n’est jamais un problème en soi : ce sont des choses qui arrivent, et ça n’empêche absolument pas de continuer à chercher ou à démarrer un nouveau poste une fois rétabli. Pour une entreprise cliente, bien connaître ces mécanismes permet aussi d’anticiper sereinement une absence dans une équipe, sans que ça remette en cause un recrutement en cours. Si de ton côté tu es en recherche ou tu recrutes, n’hésite pas à jeter un œil à nos offres d’emploi : on est là pour avancer avec toi, arrêt maladie ou pas.
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